Le digital une révolution qui vous veut du bien - en 12 points

digital academy

Depuis le 28 mars, le réseau Excellence bat au rythme du digital avec trois événements "Courte Echelle" organisés à Dijon le 28 mars, Reims le 11 avril et Clermont-Ferrand le 13 avril.
Retrouvez l'essentiel des témoignages et conseils des dirigeants qui sont intervenus ! De l'agriculture aux RH en passant par les ascenseurs et les bateaux, découvrez leurs retours d'expérience.

1 / Le digital pour se concentrer sur son cœur de métier :

Les solutions proposées par le digital permettent aux entreprises d’automatiser des tâches chronophages et parfois laborieuses, afin de se dégager du temps pour les tâches à valeur ajoutée. Dans tous les secteurs, des RH, à l’agriculture :
Marion Pageot, Fondatrice d’Altagile, spécialiste de solutions digitales pour les RH, propose d’automatiser tout le back office, la gestion des dossiers de candidatures, des évaluations etc. afin de permettre aux responsables RH de pouvoir passer plus de temps sur l’humain.

"Dans l’agriculture, il y a de nombreuses réglementations qui imposent aux agriculteurs de saisir de nombreuses données. Pour limiter ce travail fastidieux, les objets connectés proposent de nombreuses solutions. Nous avons notamment développé une puce RFID que l’on plug sur les tracteurs et qui va enregistrer toute la donnée" explique Gabriel Guinoiseau de Nexxtep, spécialiste de l’agriculture connectée.

2 / Le digital pour gagner en efficacité

Chez A2A, un technicien peut se connecter à distance via une carte Sim à un ascenseur en panne afin d’identifier le problème et pouvoir déterminer à l’avance où il devra intervenir. Chez Nexxtep, un drône peut faire un repérage et déterminer l’eau nécessaire pour arroser la plante.

Cela est vrai aussi sur le B to C. Avant, un acheteur de voitures faisait 5 visites en concession en moyenne pour acheter une voiture explique Xavier Cotelle, dirigeant de bee2Link, qui digitalise le monde auto. Aujourd’hui, le digital permet de gagner énormément de temps et de qualifier la clientèle qui se rend en boutique.

3 / Le digital pour faciliter le partage et l’accès à l’information en interne

Ce qui fait la force de A2A Ascenseurs, société d’entretien d’ascenseurs, c’est la possibilité pour les techniciens, qui passent 70% de leur temps hors des bureaux, de pouvoir se connecter en temps réel et accéder à toutes les données qui leur permettront de faire leur travail. "Nous utilisons également un réseau social interne : Workplace, qui nous permet de communiquer entre nous, de nous envoyer des fichiers, où que nous soyons."

Cela peut également remettre en cause la façon dont l’entreprise est organisée. « Le digital ne fonctionne pas en silos et aplati les rapports hiérarchiques » averti Xavier Cotelle.

4 / Le digital pour mieux connaître ses clients et mieux les cibler

La donnée, la "data", est devenue le nouvel or noir. "Nous sommes capables d’analyser les comportements de conduite, la propreté de la voiture etc, et d’évaluer nos clients en les notant. Nous utilisons aussi la donnée à niveau marketing. Nous sommes capables de cibler les personnes qui aiment la conduite, de plus de 35 ans, vivant dans le sud de la France. Mais attention, pour ne pas se tromper de cible, il faut y ajouter ses KPI".

5 / Le digital pour trouver la bonne recrue

Aujourd’hui, selon Marion Pageot, 1 recrutement sur 2 est un échec. Lorsque l’on recrute, on est souvent dans l’angoisse : de se tromper, de ne pas trouver la bonne personne à temps. Il peut arriver de se focaliser trop sur les tâches, sur l’expérience, et pas assez sur le savoir être. Des solutions comme "Place des talents" mettent en avant les "soft skills" des candidats, et génèrent le matching avec l’entreprise de façon automatique.

6 / Le digital pour chercher des clients à l’international

"80% de nos clients sont étrangers. Nos sites web nous permettent d’être présents dans le monde entier, à coût réduit, dans les pays où nous n’avons pas d’agence, uniquement grâce au référencement naturel ou payant." partage Serge Naïm.

7 / Le digital pour répondre aux exigences des clients ATAWAD

ATAWAD, c'est Any time, Anywhere, Any device. Selon Jean-Christophe Vigouroux, Président de Bacacier (habillage métallique du bâtiment), aucun métier ne sera épargné par le digital car il y a eu un changement de génération chez nos clients. Aujourd'hui, il veut conaître toutes les informations relatives à son futur achat : le prix, avec la possibilité d’effectuer un devis en ligne, des informations techniques sur le produit, des informations sur sa disponibilité et il veut connaître l’avis des autres clients.

8 / Pour se digitaliser, la conduite du changement sera la clé

Et cela passe d’abord par un dirigeant convaincu à 100%, insiste Jérémy Letout, dirigeant de Kanso. Ensuite, il est souvent très efficace d’avoir un Chief digital officer, ou un chief technological officer, pour non seulement trouver les solutions et piloter leur mise en place mais aussi et surtout, pour communiquer sur les projets, expliquer, faire la pédagogie et ainsi embarquer les collaborateurs.

Pour Nicolas Richer, Directeur Financier chez EHDH/CIBLEX "Il est important d’avoir un chef d’orchestre en interne et de le garder jusqu’au bout pour structurer la transition digitale. Cela permet d’embarquer tous les salariés."

9 / Surtout faire attention au choix de son prestataire

Avant de se digitaliser, il faut souvent identifier clairement son besoin, et ensuite contacter différents prestataires pour avancer. Le choix de votre prestataire sera crucial, se tromper peut vous faire perdre beaucoup de temps. 2 ans même, dans le cas de Locaboat.

Chez EHDH/CIBLEX, mettre en place des solutions d’automatisation numériques (dématérialisation des factures clients, saisie automatique des factures fournisseurs ) et des solutions de robotisation (trieur automatique haut débit, balance, lecteur de code à barre) a également pris du temps : 18 mois pour trouver les outils et les prestataires et 6 mois de déploiement. Ce qui est très important est le fait de laisser l’analyse des coûts et budget à la fin du processus, et valider en priorité le besoin.

10 / C’est en faisant qu’on apprend !

Olivier de Rozenfled, Président de Fidroit, précise qu’il faut aussi accepter l’idée de se tromper. Le digital n’est pas une science exacte, cependant il s’agit de savoir être réactif pour essayer différemment ! Il faut également rester vigilent car la vérité d’un jour ne l’est pas le lendemain.

11 / Le digital permet de "ROIser" l’expérience client mais aussi celle des salariés !

Sur un site marchand par exemple, vous pouvez connaître précisément le taux d’abandon, et le taux de "drive to store". Du côté des salariés, chez EHDH/ CIBLEX par exemple, la mise en place des solutions d’automatisation numériques a permis un gain de 20% de temps par salarié.

12 / Il n’est jamais trop tard pour se lancer

"On y est parce que nos clients y sont. Nous n’avons pas le choix ! Alors allez-y, il n’est pas trop tard, il faut prendre le train en marche !" lance Serge Naïm.